Emmanuel Macron a affirmé avant-hier lundi la nécessité d’”accélérer” le lancement de la campagne de vaccination contre le Covid-19 dans les pays émergents, en s’entretenant avec le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, indique l’AFP. “Je suis un peu préoccupé” par cet enjeu, a déclaré le président au début de l’entretien en visioconférence avec Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui s’exprimait depuis Genève. “Clairement, nous devons accélérer l’organisation des campagnes de vaccinations dans les pays pauvres et émergents”, particulièrement en Afrique, a-t-il ajouté. Celles-ci doivent être lancées au cours des prochaines semaines grâce aux premières livraisons de vaccin, notamment celui de Pfizer. Elles sont financées par Covax, le dispositif de distribution de l’initiative Accélérateur ACT (Act-A), mécanisme lancé par l’ONU avec le soutien de plusieurs pays pour faciliter l’accès de tous aux vaccins et traitements. Au début de l’entretien, Tedros Adhanom Ghebreyesus a aussi insisté sur l’importance d’une “distribution juste” du vaccin en Afrique et en Amérique du Sud notamment, et a remercié le président français pour son “rôle moteur” sur cette question. Emmanuel Macron doit poursuivre ses consultations sur ce sujet ce jeudi avec les entreprises pharmaceutiques dans le cadre du Fonds soutenu par la Fondation Bill and Melinda Gates, puis vendredi avec les organisations partie prenantes d’Act-A. Même si la campagne vaccinale peine à s’accélérer en France, l’Elysée insiste sur le fait que “la solidarité internationale et l’efficacité vont de pair pour la sécurité sanitaire” car “si on ne se préoccupe pas” de la situation dans les pays émergents, “on sera perdant sur tous les fronts”. Emmanuel Macron a ainsi plaidé pour “augmenter les capacités de production de vaccins dans le monde, en multipliant les partenariats entre producteurs et les transferts de technologie vers les pays en développement”, selon la présidence. “C’est une excellence chose” que les vaccins chinois et russes “puissent faire partie de la panoplie”, mais “il est fondamental que l’ensemble de leurs données soient mises à disposition” de l’OMS pour qu’ils puissent être certifiés, a-t-elle précisé.